La trilogie de la ville blanche, tome 2 : Les rites de l’eau, d’Eva García Sáenz de Urturi

Le silence de la ville blanche, premier tome de cette saga qui s’avère être une trilogie, m’avait bien plu à sa sortie il y a un an et demi (cliquez ici pour lire ma chronique). Je n’ai donc pas hésité très longuement avant de solliciter sa suite quand je l’ai vu dans le catalogue NetGalley.

L’histoire

Pays basque espagnol, 2016. Un tueur en série s’attaque aux femmes enceintes. Comble de l’horreur, l’individu semble s’inspirer d’un rite ancestral consistant à brûler les victimes avant de les pendre par les pieds pour les immerger dans un chaudron datant de l’âge de bronze. L’affaire est aussitôt confiée à l’inspecteur et profiler Unai López de Ayala, dit Kraken. Appelé sur la première scène de crime, ce dernier découvre, horrifié, que la victime n’est autre qu’Ana Belén Liaño, son amour de jeunesse. Une révélation qui va replonger l’inspecteur vingt-cinq ans en arrière, dans un passé qu’il croyait profondément enfoui…

Mon avis

Mon avis sur ce tome va passablement ressembler à celui du premier tome : j’ai bien aimé, mais je lui ai trouvé pas mal de défauts. J’ai passé un bon moment, mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette histoire, même si je lirai la suite avec plaisir.

Premier avertissement : si vous n’avez pas lu Le silence de la ville blanche, vous pourrez tout à fait suivre ce tome-ci, mais serez entièrement spoilé du précédent tome. Pour ma part, cela ne m’a pas dérangé d’avoir de petits rappels de ce qui s’était passé pour notre héros principal dans l’histoire précédente, qui remontait à 19 mois… Ce nouveau se passe à peine quelques semaines après le premier, ce qui a son importance pour l’histoire personnelle de l’enquêteur. Mais l’enquête en elle-même est toute neuve, donc pas de souci à ce niveau !

J’ai eu pas mal de plaisir à retrouver notre enquêteur principal Unai, alias Kraken. Je le trouve toujours aussi bizarre dans la gestion de ses enquêtes, mais côté vie personnelle, je l’ai trouvé très touchant. On sent que la vie ne l’a pas épargné, et qu’il essaie de protéger au maximum les siens. Mais côté professionnel, c’est vraiment une catastrophe… Il met des semaines à interroger les principaux suspects, le tout n’a ni queue ni tête, je ne comprends pas comment il peut continuer à exercer. Mais bon…

En plus de la particularité de cet enquêteur, j’ai trouvé que le récit souffrait de nombreuses incohérences… La conclusion de cette enquête est loin de m’avoir convaincue, et certains décès s’avèrent totalement inutiles, voire desservent le récit tant ils sont sous-exploités en termes émotionnels. Cependant, je trouve que l’autrice réussit à instaurer une ambiance très particulière à son livre. Le fait de ne suivre qu’un enquêteur, d’assister à ce mélange entre vie privée et vie professionnelle, nous implique totalement dans le récit, et dans ce paysage de la ville de Vitoria.

Ce roman avait des biens forts, et des points faibles. Je suis une lectrice occasionnelle de thrillers et policiers, donc il m’a fait passer un moment agréable. Mais cela ne sera peut-être pas le cas pour tous…

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