La Femme au Miroir, d’Eric-Emmanuel Schmitt

LA_FEMME_AU_MIROIR_jaqu_jaq130Après les lectures jeunesse (Les Fiancés de l’Hiver) et la romance (After, tome 2), j’avais envie d’une lecture un peu plus adulte. Je me suis penchée sur La Femme au Miroir, d’Eric-Emmanuel Schmitt. EES est un auteur que j’aime beaucoup, dont je n’avais lu que deux oeuvres : La secte des égoïstes, auquel je n’avais pas du tout accroché, et La Part de l’Autre, qui a été une révélation et un de mes livres préférés. J’étais donc absolument certaine d’aimer La Femme au Miroir, dont j’avais lu des avis plutôt positifs.

L’histoire
Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques. Trois femmes. Et si c’était la même ?

Ce que j’en ai pensé
J’ai beaucoup aimé cette lecture, pas autant que La Part de l’autre, mais tout de même ! J’ai aimé les personnages, les époques, les liens entre ces trois destins tragiques et à la fois bouleversants. Et plus que tout, j’ai encore une fois totalement accroché au style d’EES, qui arrive à sublimer les sentiments et les caractères de ses héroïnes avec trois styles bien distincts.

Concernant les personnages, nous suivons trois femmes à trois époques différentes, qui subissent chacune leur destin en étant chacune liée. Le personnage auquel j’ai le moins accroché est celui d’Anne, qui vit à Bruges au moment de la Renaissance. J’ai trouvé son périple trop mystique, il m’a moins intéressé que celui des deux autres personnages. Tout est lié à la religion, et les passages traitant de sa méditation avec la Nature m’ont parfois un peu saoulé (surtout en lisant dans le train à 7h30 du matin…).

Le personnage d’Anny m’a parfois un peu agacé, mais il est tellement ancré dans l’époque actuelle qu’il est plus facile de s’y identifier. Mais mon personnage préféré, et ce dès les premières pages du roman, fut sans aucun doute le personnage d’Hanna, étouffée par un mariage bourgeois et par les conventions s’y rapportant au début du XXème siècle. Son mal être,ses difficultés, et son rapport à la psychanalyse m’ont embarqué dans son époque et son histoire.

L’histoire d’Hanna est totalement sublimée par le style épistolaire utilisé par EES dans son roman. Pour parler d’Anna, il utilise davantage la narration proche du conte, avec des phrases courtes, simples, mais qui mettent bien en valeur l’histoire de son héroïne. Enfin, pour Anny, il utilise un style beaucoup plus rapide, synthétique, à l’image de notre époque.

Le seul petit souci que j’ai rencontré, c’est que l’histoire m’a paru un peu longue à démarrer. On ne prend réellement la mesure de l’histoire qu’à la bonne seconde moitié du roman. Cela ne signifie évidemment pas que la première partie est ennuyeuse, mais les premiers chapitres sont un peu laborieux à poser le contexte.

Jusqu’aux dernières pages, l’histoire m’a embarqué, et j’ai adoré dont les destins s’imbriquent les uns dans les autres. Encore une fois, Eric-Emmanuel Schmitt m’a impressionné, et je ne regrette absolument pas la lecture de ce livre enchanteur, qui nous laisse à réfléchir sur notre destin, nos a priori, notre rapport au monde et à la nature.

17/20

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2 réflexions sur “La Femme au Miroir, d’Eric-Emmanuel Schmitt

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