No Home, de Yaa Gyasi

J’avais entendu de très bons avis sur No Home au moment de sa sortie… mais, allez savoir pourquoi, ce roman m’effrayait. J’avais peur de trouver l’histoire trop complexe, et de ne pas adhérer à la plume de l’auteure. Mais quand j’ai vu le roman dans la sélection du Prix Littéraire des Chroniqueurs Web, je me suis enfin décidée à le sortir de ma pile à lire !

L’histoire

Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

Mon avis

Je regrette. Vraiment. Je regrette de ne pas avoir lu ce roman plus tôt ! Pourquoi ai-je attendu une année pour le découvrir ?! No Home est un roman sublime !

Dès les premières pages l’univers de Yaa Gyasi m’a envoûté. J’ai été totalement prise dans le tourbillon des vies qu’elle nous présente au fil des pages, de ces vies décimées par l’esclavage et le racisme, de cette famille disloquée, séparée par un océan, mais dont les liens restent forts au fil des années voire des siècles.

Au-delà de l’histoire d’une famille, c’est l’Histoire de l’Afrique, des Etats-Unis, du clivage entre Hommes noirs et Hommes blancs. Forcément, et malheureusement, c’est une histoire malheureuse, pleine d’espoir, mais qui n’épargne personne, qui fait pleuvoir les larmes et les regrets. mais se conjuguent à ses tristesses énormément d’amour, d’espoir, d’amitié, de liens familiaux indestructibles, et de racines ancrées profondément au fond des personnages.

J’ai adoré la manière dont l’auteure a utilisé les éléments pour matérialiser ses liens et leur transformation au fil du temps. Elle a l’art de distiller des petites billes de poésie au détour de ses phrases, rendant le tout très beau mais surtout très fluide. J’avais peur d’une lecture trop complexe, et au final j’ai l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps et dans l’espace, pendant lequel j’ai vécu l’Histoire d’une autre façon, et ai rencontré une galerie de personnages incroyables dont les destins sont bouleversants.

Je ne peux que vous conseiller de lire No Home, un roman incontournable de l’année 2017, qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir !

13 réflexions sur “No Home, de Yaa Gyasi

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