Ce que savait Maisie, de Henry James

Mon challenge ABC 2018 m’a permis de faire de très belles découvertes, notamment de découvrir des romans classiques qui auraient patienté de longs mois supplémentaires dans ma pile à lire sans leur sélection dans ce challenge. Ce fut le cas avec Ce que savait Maisie, que j’avais reçu en cadeau en 2016 (!), et que j’avais vu dans une liste des romans incontournables à lire dans sa vie.

L’histoire

Au divorce de ses parents, Maisie est l’objet d’un jugement de Salomon,  » coupée par moitié, et les tronçons jetés impartialement aux deux adversaires « . Enjeu et instrument de la haine que se vouent ses géniteurs avant d’être rejetée comme un témoin gênant, elle est la spectatrice passive de l’égoïsme des adultes.

Mon avis

J’ai passé un bon moment avec ce roman, très original pour de la littérature classique, et très bien écrit. Ce n’est pas une excellente lecture du fait de quelques longueurs, mais Henry James est sans conteste un auteur auquel je vais m’intéresser de plus près.

J’ai beaucoup aimé l’originalité du roman, qui est de nous conter une histoire d’adultes du point de vue d’une enfant. Ce que savait Maisie a beau avoir été écrit il y a plus d’un siècle, sa thématique reste très actuelle : les querelles autour de l’enfant du divorce. Maisie se retrouve au centre de la bataille que se livrent ses parents, mais aussi ses beaux-parents, et même ses nounous. Et le roman étant écrit de son point de vue, très naïf, profondément tendre et éperdu d’amour, on ne fait que deviner la duplicité, les acoquinements et autres tromperies auxquelles se livrent les adultes qui l’entourent.

La force du roman est qu’à travers le regard de Maisie, on devine ce qui se passe autour d’elles dans le monde des adultes qui l’entourent, et qui sont tout son univers. Tout l’intérêt du roman réside dans les relations et mesquineries entre ces personnes, et les conséquences que cela peut avoir sur Maisie qui se construit autour de tout ça. Il découle de ce roman une profonde tristesse, un sentiment de malaise quant aux considérations des parents de Maisie par rapport à leur fille et aux manipulations dont elle est victime.

J’ai été totalement charmée par la plume de Henry James, extrêmement riche, aux phrases bien construites. Une plume loin d’être lourde, assez simple à lire et à apprécier. Le roman est d’ailleurs traduit par Marguerite Yourcenar, excusez du peu ! Je regrette cependant que le roman soit si long; compte tenu de l’histoire, il aurait pu faire une bonne centaine de pages de moins, et j’ai ressenti quelques longueurs pendant ma lecture. Je ne peux cependant nier l’avoir dégusté du premier au dernier mot.

Si vous ne connaissez pas encore Henry James, je ne peux que vous conseiller de découvrir l’un de ses romans, et pourquoi pas celui-ci !

4 réflexions sur “Ce que savait Maisie, de Henry James

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