Les Demoiselles, d’Anne-Gaëlle Huon

Après avoir découvert Anne-Gaëlle Huon avec son dernier roman Ce que les étoiles doivent à la nuit (cliquez ici pour lire ma chronique), j’ai eu envie d’enchainer quasiment immédiatement avec son « tome compagnon » Les Demoiselles, qui avait rencontré un joli succès au moment de sa sortie.

L’histoire

J’avais quinze ans quand j’ai pris la route ce matin-là, et une seule idée en tête : rejoindre le Pays Basque, devenir couseuse d’espadrilles, et échapper à mon destin. Jusqu’à ce que je rencontre les Demoiselles. Des femmes fantasques et mystérieuses vivant au milieu des livres, des jarretières et des coupes de champagne. Qui étaient-elles ? Quel secret cachaient-elles ? Libres et incandescentes, accompagnées d’un majordome plus grand qu’une cathédrale, d’un chauffeur louche et d’un perroquet grivois, les Demoiselles n’auraient jamais dû croiser ma route. Pourtant, ces femmes ont changé ma vie.

Mon avis

J’ai passé un joli moment de lecture grâce aux Demoiselles, roman qui me réconcilie avec son tome compagnon, Ce que les étoiles doivent à la nuit. J’ai adoré le contexte historique de ce livre, ses personnages si charismatiques, et les émotions très fortes qui sont distillées grâce aux thématiques graves développées par l’autrice.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Rosa, et son groupe d’amies. Colette, Vera, Bernadette, Mireille, chacune a son histoire, son caractère, ses problèmes, et sa propre thématique développée. Mention spéciale pour les personnages de Colette et de Vera qui, chacune à leur manière, proposent une vision de la maternité et de la liberté. J’ai adoré le sentiment de sororité extrêmement fort qui se dégage de ce roman; j’avais envie de rencontrer ces femmes, de partager leur histoire et leurs rêves, et de profiter de ma liberté à leurs côtés.

Beaucoup de thématiques sont abordées dans ce roman : l’exil, le patriarcat, l’émancipation, entre autres. L’autrice en assume certaines dès le début de son roman, et d’autres sont distillées petit à petit au fil des chapitres, jusqu’à exploser à la figure du lecteur à la fin du livre. J’apprécie énormément cette manière de développer ses thématiques, permettant au lecteur d’être surpris et émus au fil des chapitres.

Anne-Gaëlle Huon fait partie de ces autrices dont, je pense, je trouverai toujours les romans trop courts. Pour avoir un coup de coeur pour un roman, j’ai besoin d’un décor très étoffé, et je ne m’y retrouve donc généralement pas dans les romans de moins de 450 pages. Il m’a donc manqué un décor historique un peu plus poussé dans ce roman, et certains passages auraient également mérité d’être bien plus développés; même si cela ne restreint pas les émotions, les thématiques traitées auraient mérité un peu plus de développement.

Je vous recommande chaudement Les Demoiselles, roman historique aux accents de sororité et de folie, très agréable à lire et très émouvant !

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